Tripalio

Santé au travail : le point sur la négociation | Tripalio
jo : Les services "uberisés" visés par un nouveau décret       jo : Lloyd's veut transférer des contrats d'assurance vie à sa filiale bruxelloise       bocc : Mise en place de l'alternance pro-A dans les carrières, matériaux, chaux et ciment       bocc : Le champ d'application de la CCN des offices publics de l'habitat est étendu       bocc : La branche de l'esthétique cosmétique révise la classification des emplois       bocc : La branche de l'édition phonographique révise les salaires       bocc : L'édition phonographique revient sur le financement du paritarisme       bocc : La production audiovisuelle se penche sur la fonction du chef costumier       bocc : Les ETAM des travaux publics révise les salaires dans la Normandie       bocc : L'accord de salaires de la métallurgie de la Vendée est rectifié       bocc : Le commerce à prédominance alimentaire met en place l'alternance pro-A       jo : IEG : un représentant CFE-CGC rejoint la Commission supérieure nationale       jo : Emplois francs : un décret prolonge le dispositif et revalorise l'aide au recrutement       bocc : La branche de la radiodiffusion révise les salaires       bocc : Un accord IPD (Normandie) chez les ouvriers des entreprises de travaux publics       bocc : Mise à jour des salaires (Normandie) chez les ouvriers des travaux publics       jo : Avis d'extension d'accords (Centre-Val de Loire) chez les ouvriers du bâtiment       jo : Du nouveau sur les ristournes liées aux cotisations AT-MP       jo : Avis d'extension d'un accord à la CCN du négoce de l'ameublement       jo : Avis d'extension d'un accord à la CCN des exploitants d'autoroutes      

Santé au travail : le point sur la négociation

Revue de presse | Par GUITTET Léo | 10/09/2020 11:23

Pour tout article payant consulté, vous vous engagez à respecter les conditions générales d'utilisation, consultables ici

Cette publication provient du site du syndicat de salariés CFDT.

« Aborder les enjeux de la prévention avant de discuter des moyens et de l’organisation du système de santé au travail nous convient bien », déclarait à la fin juin Catherine Pinchaut, cheffe de file CFDT de la négociation santé au travail. Une position qui reste la même en cette reprise de la négociation.  

« L’enjeu de la réforme est donc bien de s’attaquer aux causes, avant que les risques mal évalués ne produisent leurs effets. Il faut sortir d’une approche strictement médicale et médicalisée de la santé des travailleurs et questionner la réalité du travail. » Le projet d’architecture de l’accord alors élaboré plaçait en première partie la notion de « prévention opérationnelle au plus près des réalités du travail ». 

Pendant l’été, les organisations syndicales ont toutes envoyé de nouvelles contributions détaillées, en complément des travaux qu’elles avaient déjà menés au sein du groupe permanent du Coct (Conseil d’orientation des conditions de travail). Mais surprise… À la lecture du document préparé par la partie patronale, « l’essentiel du texte est consacré aux moyens alloués aux entreprises et ne contient rien de concret sur la manière de prévenir les risques professionnels, s’agace Catherine Pinchaut. Si nous ne sommes pas d’accord sur ce que l’on doit mettre en place, on ne sera pas non plus d’accord sur la manière d’y parvenir ! ». 

 

Réactions à chaud 

Au rang des griefs, les organisations syndicales pointent également l’évocation trop laconique du dialogue social et en particulier du rôle et des missions du CSE quand, à l’inverse, les références aux aides financières qui devraient être accordées aux employeurs sans plus de détails sur l’évaluation des risques professionnels sont omniprésentes. La mesure des expositions aux risques chimiques, la traçabilité des expositions ou la gestion de la pandémie reprennent ainsi des dispositions déjà présentes dans le code du travail. 

Les organisations syndicales ne comptent pas en rester là. Elles vont poursuivre leurs échanges d’ici à la prochaine séance (le 22 septembre) consacrée à l’offre de services à destination des salariés et des employeurs. Sur ce thème, la CPME pourrait se démarquer de la ligne patronale inspirée du Medef, qui souhaite garder la main sur les services de santé au travail interentreprises (SSTI). De fait, la crise a révélé le besoin d’une offre de services nouvelle, beaucoup plus efficace que le système actuel, où petites et moyennes entreprises sont encore peu investies. 

0 commentaires

Connectez-vous afin de commenter cet article.

Back to Top