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Chômage : l'impact du coronavirus aura-t-il raison la réforme en cours ? | Tripalio
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Chômage : l'impact du coronavirus aura-t-il raison la réforme en cours ?

Revue de presse | Par GUITTET Léo | 23/06/2020 11:12

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Cette publication a été initialement diffusée sur le site du syndicat de salariés CFDT.

Séisme en approche. Dans ses dernières prévisions financières publiées mi-juin, l’Unedic anticipe 900 000 destructions d’emploi (équivalent temps plein) et 630 000 chômeurs indemnisés en plus d’ici fin 2020. Ainsi, malgré les plans de relance sectoriels et les aides massives versées au titre de l’activité partielle, le taux de chômage pourrait bondir de 8,1% fin 2019 à 11% douze mois plus tard. Et ce, sans compter les non-salariés et les 700 000 jeunes attendus à la rentrée sur un marché de l’emploi. 

Ces chiffres, vertigineux, illustrent l’impact brutal de la crise sanitaire sur l’économie et sonnent comme un signal d’alarme pour l’exécutif. Car la facture du Covid-19 pour l’assurance chômage (27,5 Mds€) est due pour moitié au financement de l’activité partielle, que le régime s’est vu imposé par l’Etat dès la fin mars. « Aujourd’hui, personne ne peut contester le fait que l’assurance chômage a joué à plein son rôle d’amortisseur social, estime Patricia Ferrand, vice-présidente (CFDT) de l’Unedic. Mais nous devons collectivement nous interroger sur le sens du régime, ce qu’il indemnise et comment il est financé. On a branché des tuyaux en urgence qui fonctionnent. Il ne faudrait pas, demain, que l’Etat fasse peser sur les demandeurs d’emploi par une baisse de droits la dette qu’il a lui-même contribué à creuser ». 

Vers un abandon partiel de la réforme ? 

Une crainte d’autant plus légitime qu’à ce jour, le gouvernement n’a fait que suspendre ou reporter les principales mesures de la réforme de juillet 2019 – en attendant une remise à plat dans le courant de l’été. Le sujet fait d’ailleurs partie des concertations qui ont débuté le 9 juin rue de Grenelle. « Dans les faits le sujet a été peu abordé, » avoue la CFDT. « Si les signes d’ouverture dont semble faire preuve Muriel Pénicaud ces derniers sur le retour à 4 mois au lieu de 6 mois travaillés pour l’ouverture des droits à l’assurance chômage sont à saluer, la question du nouveau mode de calcul du salaire journalier de référence (particulièrement dramatique pour les salariés précaires, ndlr) reste entière ». Le chef de l’Etat, qui devait de nouveau recevoir les partenaires sociaux le 24 juin, lèvera-t-il le voile sur ce sujet hautement sensible, à quelques jours du second tour des municipales ? Rien n’est moins sûr… 

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