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Plan de relance : les dernières réactions syndicales

Revue de presse | Par GUITTET Léo | 09/09/2020 11:11

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Ces publications proviennent des sites des syndicats de salariés CGT et FO.

La CGT dénonce un plan de relance soumis à une logique libérale :

Le Gouvernement a dévoilé son plan de relance de 100 milliards d'euros jeudi 3 septembre, dans le cadre d'une conférence de presse. Ce plan est à l’image de la stratégie économique globale du gouvernement : à côté de la plaque, inefficace et en trompe-l’œil. 

Arroser du sable ! L'expression résume à elle seule la stratégie économique du gouvernement et son « plan de relance », qui a pour objectif de retrouver le niveau de croissance de 2019 d'ici la fin de l'année 2022. 

Il s'élève à 100 milliards d'euros et se décline en 70 mesures « pour soutenir l'offre et la demande », selon le premier ministre. Force est de constater que ces mesures bénéficient avant tout aux entreprises. 

Quid des précaires, des privé.es d'emploi, des salarié.es ?  

Ce plan ne s'adresse pas à eux... De même, les services publics, qui ont pourtant montré leur rôle majeur en plein cœur de la crise, comptent parmi les grands absents des annonces du gouvernement. 

Alors que recouvre réellement ce chiffre mirobolant ?  

Sur ces 100 milliards d'euros, 40 sont censés venir du plan de relance européen, qui n’est pas encore voté. Tandis que 30 milliards correspondent à des mesures déjà annoncées auparavant.  

Si le gouvernement met en avant sa volonté de souveraineté et de relocalisation, les moyens mis en œuvre ne sont pas à la hauteur des enjeux. Un milliard d’euros est dédié spécifiquement aux relocalisations, dont 600 millions pour la sécurisation des approvisionnements. 

Mais pas un mot sur la reconstruction de filières essentielles, en France comme en Europe, pour assoir notre indépendance sur des filières stratégiques comme le médicament. 

Rien non plus d’annoncé pour les milliers de salariés des secteurs dont les grands groupes délocalisent ou réduisent l’emploi (Sanofi, Nokia, Air France, Renault, etc.) et dont les sous-traitants sont en première ligne. La baisse des impôts de production à hauteur de 20 milliards tient seule lieu de politique industrielle. 

Les entreprises seront ainsi exonérées d’impôts de production à hauteur de 10 milliards d’euros par an et ce sans aucune condition. Une politique industrielle, telle que nous l’appelons de nos vœux, s'inscrirait dans une véritable planification environnementale, et consisterait en de massifs investissements et prises de participation des pouvoirs publics pour orienter la production à partir des besoins.  

Concernant la transition écologique, le gouvernement propose une succession de mesures en trompe l'oeil. Dans l'enveloppe du plan, 30 milliards sont consacrés à la transition énergétique, en priorité dans les secteurs d'activité les plus polluants (transports, industrie, agriculture, etc.). Ce qui revient à "doubler les investissements que l'Etat consacre habituellement à l'écologie", vante Jean Castex. Après des années de renoncements sur les questions environnementales - le dernier en date étant sans doute la réintroduction de néonicotinoïdes dans la culture de la betterave -, le gouvernement voudrait faire croire à un grand basculement de notre production vers un modèle de transition écologique !  

Malgré de légères avancées sur des sujets sur lesquels nous formulons des propositions depuis longtemps (hydrogène, rénovation thermique des bâtiments, transports), les mesures concrètes sont bien maigres et inadaptées : une énième «prime à la rénovation» fait figure de politique de rénovation pour les particuliers. La décarbonation de l’industrie repose quant à elle sur la bonne volonté des grands groupes à qui on va déverser des milliards. 

Faut-il le rappeler ? Seule une planification et une politique industrielle d’ampleur sera à-même de répondre aux enjeux environnementaux et à la crise climatique

 

Le plan de relance ne doit pas empêcher l'action syndicale de se poursuivre pour FO :

Cette période de rentrée à la fois sociale, économique et scolaire est chargée d’incertitudes, d’inquiétudes pour nombre de salariés et leurs familles, à la fois quant au risque sanitaire bien sûr mais aussi sur les conditions de reprises de son travail avec le port du masque généralisé, et, pour beaucoup, face au risque de perdre son emploi, de ne pas le retrouver, ou de l’avoir déjà perdu, notamment quand on était déjà en situation précaire. 

Tout au long de l’été, nous avons veillé et sommes intervenus en appui à nos syndicats quand nous étions alertés d’annonces de suppressions d’emplois. Pas seulement dans les grands secteurs et entreprises – dans l’aérien, l’aéronautique, l’automobile notamment – mais aussi quand de plus petites entreprises, des sous-traitants, étaient concernés. 

Nos Unions départementales sont en appui des salariés qui les saisissent en cas de procédures de licenciements individuels, face auxquelles la nécessité d’un contrôle strict demande que les missions et moyens de l’inspection du travail soient renforcés en ce sens. 

Nos positions ont été constantes appelant à préserver l’emploi en soumettant les aides publiques à la condition de l’interdiction à la fois des licenciements et du versement de dividendes aux actionnaires. 

Lorsque nous avons rencontré le Premier ministre et ses principaux ministres de l’économie, de l’industrie, du travail, de la santé, de l’écologie, le 17 juillet, nous avons déposé et défendu une « note revendicative » complète rappelant que la relance ne pouvait conduire à opposer les salaires à l’emploi. Nous avons constamment soutenu la nécessité du maintien des rémunérations à 100% en situation de chômage partiel, contesté le blocage du Smic comme du point d’indice dans la fonction publique. 

Nous félicitant, a contrario, du résultat obtenu par l’action syndicale dans le secteur de la santé, nous n’avons eu de cesse d’appeler à un plan de reconsidération et de revalorisation des emplois (salaires, carrières, conditions de travail) de la « deuxième ligne », du commerce, dont les caissières, de la distributions, transporteurs, manutentionnaires, aux services à la personne, à domicile notamment, en passant par les salariés de la sous-traitance, en particulier du nettoyage – propreté, sans oublier les agents des services publics. 

Nous avons prévenu enfin : pas question qu’à cette situation s’ajoute le retour du projet de réforme des retraites et du « système universel par points ». Notre détermination demeure intacte

Alors que le gouvernement vient de présenter un « plan de relance », qu’il soit dit qu’il n’y aura pas de relâche pour l’action syndicale ! 

Nombre de salariés se sont tournés et se tournent vers les syndicats FO ou nos représentants dans les départements. Mettons l’accent sur les réunions syndicales. La Confédération réunissait sa Commission exécutive ce 2 septembre et réunira son Comité confédéral nationale les 23 et 24 septembre. Des congrès et assemblées générales de fédérations et d’unions départementales sont programmés. Il est essentiel que nos syndicats et sections syndicales réunissent leurs propres instances, leurs adhérents, les tiennent informés, établissent, fassent connaître et portent leurs revendications et leurs actions. C’est ainsi que nous serons à même de rassembler plus largement les salariés sur les revendications et les mobilisations que nous estimerons nécessaires. 

1. Cette note revendicative est en ligne sur le site FO : www.force-ouvriere.fr/12685 

2. La déclaration issue de la Commission exécutive du 2 septembre est consultable sur le site FO :www.force-ouvriere.fr/12660 

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