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Age de la retraite : à 62 ans, gare à la décote !

Info - Etat | Par Mickaël Ciccotelli | 25/04/2019 10:14

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Le grand feuilleton du débat sur l'âge de la retraite qui sera mis en oeuvre dans le cadre de la future réforme des retraites touche probablement à sa fin.

 

Dans une interview accordée hier aux quotidiens du groupe EBRA, Jean-Paul Delevoye a indiqué ce à quoi pourrait ressembler un régime unifié de retraite où l'âge de départ demeurerait fixé à 62 ans : un régime prévoyant un système de décote/surcote. 

"L'âge légal ne changera pas"

Le haut commissaire à la réforme des retraites a d'abord tenu à insister lourdement sur le fait que "l'âge légal ne changera pas". "J'ai souhaité une clarification apportée par le Premier ministre qui a confirmé mon mandat : l'âge légal ne changera pas" a-t-il en effet affirmé. Il a ajouté qu'un recul de l'âge légal de départ constituerait "une modification profonde du contrat [passé entre le Président de la République et les Français] puisqu'on demanderait de cotiser un an de plus pour avoir un an de retraite en moins". 

Droit dans ses bottes, M. Delevoye s'est permis d'égratigner quelque peu les partisans d'un recul de l'âge de départ à la retraite, qu'il accuse d'aborder cet enjeu uniquement sous un angle "budgétaire". Il a d'une part déploré "la position du Medef, qui aborde ce sujet avec une vision à caractère budgétaire", ainsi que celle de "la droite", qui "a plutôt tendance à avoir une vision comptable et budgétaire des choses". D'après lui, cette conception trop étroitement budgétaire est une "vision de court terme". 

Une décote pour la retraite à 62 ans

Ces propos étant formulés, Jean-Paul Delevoye a toutefois dû les préciser quelque peu. "On veut donner la liberté de partir à 62 ans en responsabilisant la personne. Mais notre responsabilité à nous, pour la pérennité du système, c'est d'amener les gens à 63, 64 ans qui est l'âge d'équilibre du système" a-t-il ainsi estimé. "Il faut bien expliquer aux Français que si on veut maintenir le niveau de cotisation et maintenir le niveau de pension, il est clair qu'il faudra travailler un peu plus" s'est justifié M. Delevoye. 

Dans cette configuration, afin d'inciter les Français à reporter leur départ à la retraite, il serait question d'instaurer un système de décote/surcote. Ainsi l'âge légal de départ à la retraite en viendrait-il a être tout à fait découplé de l'âge effectif de départ à la retraite. Avec un tel système, l'Etat réaliserait une économie que la DREES estime entre six et sept milliards d'euros par an mais que le haut commissaire juge "nettement inférieure" à ce chiffre. 

FO très critique

Prenant connaissance des propos de Jean-Paul Delevoye, Force Ouvrière, par la voix de Philippe Pihet, a dit tout le mal qu'elle en pensait. Dans une tribune intitulée "Réforme des retraites : voilà la décote !", M. Pihet dénonce la manoeuvre de l'exécutif. "Un salarié sur deux du privé n’est déjà plus sur le marché du travail au moment de faire valoir ses droits à retraite, étant souvent soit au chômage, en ASS (Allocation spécifique de solidarité), ou en invalidité. Pour cela il n’y a d’autre choix que de subir la décote" explique-t-il notamment - à raison, il est vrai. Partant de là, FO réitère son "refus de ce projet de réforme des retraites présenté comme plus équitable". 

Venant de Force Ouvrière, cette position n'étonne, certes, pas vraiment. Mais que pense la CFDT du schéma évoqué par Jean-Paul Delevoye ? Si le Président de la République devait le confirmer aujourd'hui, il n'est pas certain que Laurent Berger s'en satisfera pleinement... 

 

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