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Les cadres changent plus souvent de forme d'emploi

Revue de presse - Entreprises | Par GUITTET Léo | 09/02/2018 11:43

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Cette publication provient du site du syndicat de salariés CFE-CGC.

Désir d’autonomie et d’une meilleure conciliation des temps de vie, détachement contraint du salariat… Les nouvelles formes d’emploi (micro-entreprenariat, groupement d'employeurs, portage salarial, multi-activités) suscitent un intérêt croissant chez les cadres. Accompagnant ces tendances, la CFE-CGC s'adresse tout autant aux salariés classiques qu'aux travailleurs recourant à ces nouveaux modes d'activité. 

Dans un monde du travail en pleine mutation, les nouvelles formes d’emploi « suscitent un intérêt certain chez 7 cadres en poste sur 10 », indique une récente étude de l’Association pour l'emploi des cadres (Apec). Parallèlement, l’emploi non salarié est en progression depuis 2008, notamment sous l’effet du régime d’auto-entrepreneur offrant des formalités de création d'entreprises allégées. En 2016, la part dans l’emploi du travail indépendant était ainsi estimée à 12 %, avance l’Apec, l’emploi non salarié progressant plus vite que l’emploi total, en particulier dans le tertiaire. 

  • Autonomie professionnelle et meilleure conciliation des temps de vie

Quels facteurs poussent les cadres à se tourner vers le micro-entrepreneuriat, le temps partagé entre plusieurs employeurs, le portage salarial (activité dotée depuis l’an dernier d’une convention collective de branche grâce aux partenaires sociaux) ou la multi-activité ? En premier lieu « le souhait de recouvrer une certaine autonomie dans ses arbitrages professionnels ainsi qu’une meilleure conciliation avec la vie privée », souligne l’Apec. Priorité donc à la flexibilité et la possibilité de s’organiser différemment, « même si la charge de travail peut être plus importante et plus chronophage dans le nouvel emploi que dans un emploi salarié classique »

Autres motifs : une rupture professionnelle subie (un licenciement) ; les difficultés rencontrées dans la recherche d’un poste salarié ; le sentiment de ne plus progresser, de ne pas avoir de perspectives d’évolution métiers au sein de l’entreprise et de ne plus partager l’orientation stratégique portée par la hiérarchie. S’agissant des jeunes, l’appétence vers les nouvelles formes d’emploi traduit davantage « les difficultés d’insertion sur le marché de l’emploi ou l’encadrement », selon l’Apec. 

  • Des filets de sécurité pour se lancer

Se lancer, oui, mais avec des filets de sécurité. L’ensemble des cadres interrogés ayant pu concrétiser leur projet se trouvaient dans un environnement favorable limitant la prise de risque inhérente au choix d’une nouvelle forme d’emploi : soutien familial ou financier pour les plus jeunes, présence d’un conjoint actif salarié pour bénéficier de protection (risque maladie et accès à la mutuelle) et de revenus (sécurité d’un salaire) etc. 

Au final, « très peu de cadres interrogés envisagent de revenir à un emploi salarié classique, y compris ceux n’ayant pas opté en premier lieu pour ces formes d’emploi »

  • Micro-entrepreneurs, salariés portés, slashers : la CFE-CGC au soutien de tous les travailleurs salariés ou indépendants

La CFE-CGC s’adresse tout autant aux salariés (qu’ils soient en CDI ou en CDD), qu’aux travailleurs intérimaires, aux salariés portés, aux auto et micro-entrepreneurs, aux franchisés, aux travailleurs des plateformes et aux slashers (cumulant deux ou trois métiers) qui ont recours - souvent par besoin - à plusieurs de ces modes d’activité. 

Le syndicat de l’encadrement milite notamment pour que la mise en œuvre du numérique soit anticipée dans le cadre du dialogue social avec les partenaires sociaux, et qu’elle soit accompagnée au travers de formations adaptées pour permettre à chacun d’être actif et contributeur à ces nouveaux écosystèmes.  

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