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Réforme de l'apprentissage : le CESE court-circuité (et ridiculisé)

Info - Etat | Par Mickaël Ciccotelli | 10/01/2018 11:46

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Dans le cadre de la réforme de l'apprentissage souhaitée par le Président de la République, le gouvernement a lancé, à la fin de l'année dernière, une "concertation", chargeant Sylvie Brunet, présidente de la section "travail et emploi" du CESE de l'organiser et de la mener jusqu'à la fin du mois de janvier. Les régions, qui jouent actuellement un rôle important dans les dispositifs de l'apprentissage, étaient notamment invitées à participer à cette concertation. 

Dès le mois de décembre, les représentants des régions avaient dit tout le mal qu'ils pensaient de la concertation sous-traitée au CESE par l'exécutif. La qualifiant de "pseudo-concertation", ils avaient plus généralement jugé qu'elle n'était destinée qu'à légitimer la volonté gouvernementale de "privatiser" l'apprentissage - rappelons, il est vrai, qu'Emmanuel Macron souhaite transférer d'importantes compétences des régions vers les branches professionnelles. Dans cette configuration d'ensemble, les représentants des régions s'étaient retirés de la concertation. Allaient-ils revenir à la table des discussion pour les réunions des 11 et 18 janvier ? 

La suspens a peu duré : ces deux réunions ont finalement été annulées, comme l'AFP l'a annoncé hier. Afin de permettre à Mme Brunet et au CESE de ne pas perdre tout à fait la face, la réunion du 18 janvier a, certes, été transformée en une "réunion de synthèse". Cette réunion, initialement prévue le 25 janvier, sera suivie de à la remise à Muriel Pénicaud d'un "rapport de synthèse" sur la concertation. Beaucoup de "synthèse" en somme, pour une "concertation" pourtant plus déconcertante que concertante ! 

Puisqu'il fallait décidément que le CESE et sa représentante touchent tout à fait le fond, David Margueritte, représentant des régions dans le cadre de la fameuse concertation, par ailleurs deuxième vice-président LR de la région Normandie, chargé de la formation et de l'apprentissage, a rappelé à l'AFP qu'en vue de l'élaboration de la réforme, il avait rencontré Mme Pénicaud lundi 8 janvier et qu'il devait rencontrer le Premier ministre le 15 janvier. "C'est bien le signe que cette concertation relevait de la mascarade" s'est-il permis de traduire en langage compréhensible par tous. Sylvie Brunet et le CESE apprécieront. 

 

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