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Réformes sociales : une parade syndicale difficile à trouver

Info - Etat | Par Mickaël Ciccotelli | 09/10/2018 10:56

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Entre une journée de mobilisation organisée aujourd'hui à l'appel, notamment, de la CGT, de FO et de Sud et des protestations assez vives, y compris de la part de la CFDT, contre la volonté gouvernementale de promouvoir un âge de départ à la retraite à taux plein à 63 ans, les syndicats tentent de faire entendre leur voix. Leur barque apparaît toutefois difficile à mener. 

CGT, FO et Sud dans la rue

C'est l'information sociale du jour : la CGT, FO et Sud, ainsi que diverses organisations de jeunesse, appellent les salariés français à faire grève et à manifester un peu partout en France - une centaine de défilés est prévue. Pour les dirigeants de ces organisations, il s'agit de lutter contre la "destruction du modèle social" français. Ils dénoncent en effet la politique sociale menée par le Président de la République qui, selon eux, "relève d’une logique d’individualisation mettant à mal la solidarité et la justice sociale" et "fragilisant une fois de plus les plus faibles, les précaires et les plus démunis". Les organisateurs de la mobilisation espèrent probablement s'appuyer sur elle afin de peser sur les discussions qui entourent l'élaboration des réformes à venir de l'assurance chômage et de la retraite. 

Non à la retraite à 63 ans !

Si Laurent Berger, fidèle à sa ligne modérée, n'a pas engagé la CFDT dans la mobilisation du jour, il n'en a pas moins pris part à la critique syndicale de la politique du chef de l'Etat. Interrogé hier matin par BFM TV, il a clairement dit qu'il ne voulait pas du système de double bornes d'âge légal de départ à la retraite à taux plein - voir ici à ce sujet : "Il faut que l'âge de départ en retraite reste à 62 ans" a-t-il affirmé, menaçant "tous ceux" qui voudront "faire une réforme paramétrique en jouant sur l'âge" de devoir faire face à "l'opposition de la CFDT". Moins étonnant, Pascal Pavageau, le secrétaire général de Force Ouvrière, a défendu la même position sur France Inter, en la justifiant ainsi : "Si, aujourd'hui, on passait d'un âge légal de 62 ans à 63 ans, on aurait à peu près 40% de la population qui partirait avec une décote". Soit autant d'économies budgétaires de réalisées pour le gouvernement... 

Une partie peu évidente

Hélas pour les dirigeants des organisations salariales françaises, leurs diverses tentatives de riposte à la politique gouvernementale ont peu de chances de faire reculer l'exécutif. La mobilisation d'aujourd'hui, d'une part, pourrait n'avoir qu'une ampleur limitée - comme ceci avait d'ailleurs été le cas de la journée de mobilisation initiée par les mêmes organisations avant les vacances d'été. Pascal Pavageau l'a d'ailleurs anticipé, estimant qu'il n'y avait aucun résultat à attendre des manifestations "en termes de nombre" de participants. Au sujet de la réforme des retraites cette fois-ci, les organisations salariales, et en premier lieu la CFDT, auront bien des difficultés à expliquer qu'un système de double bornes d'âge n'est pas acceptable, dans la mesure où l'accord Agirc-Arrco de 2015 a insistué un tel dispositif. En somme, rien n'y fait : les temps sont décidément durs pour les dirigeants syndicaux français. 

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