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Les raisons de la grève de la fonction publique du 22 mars

Revue de presse - Etat | Par GUITTET Léo | 20/03/2018 11:01

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A l'approche de la journée de grève du 22 mars dans la fonction publique, il est intéressant de voir ce qu'en disent les syndicats. 

 

Pour FO, il n'y a pas de dialogue social :

Si les relations conflictuelles entre les syndicats de fonctionnaires et le ministère de l’Action et des Comptes publics aboutissent à cette grève, le ministère persiste malgré tout à imposer un agenda de rencontres, notamment pour la concertation de 2018 sur ses projets de réformes d’ores et déjà contestés. Illustration. Début mars, alors que la date de la grève était annoncée, le ministère a convoqué les syndicats à une première réunion plénière multilatérale le 12 mars afin d’examiner le « Document d’orientation pour la concertation » sur le nouveau contrat social proposé aux agents. Document envoyé moins de huit jours auparavant aux organisations. Celles-ci ont boycotté la réunion convoquée de manière unilatérale sur les seules orientations du ministère, lequel a alors prescrit une rencontre technique avec l’administration de la fonction publique (DGAFP) le lendemain matin 13 mars. En séance, les sept organisations (qui représentent 70 % des personnels) ont stigmatisé la précipitation du ministère à fixer des rendez-vous en amont de la grève et critiqué le document d’orientation aux marges de manœuvre extrêmement restreintes voire inexistantes. 

Le refus du passage en force 

La DGAFP indique par exemple que l’avenir de l’emploi public c’est le contrat, pas le statut, fulmine Christian Grolier (UIAFP FO). Pour les syndicats, tout cela n’est pas à la hauteur du dialogue social, auquel le ministère se prétend attentif. Début mars encore, les syndicats ont constaté que le ministère n’avait ni répondu au préavis de grève adressé le 23 février, ni proposé de négociation comme la loi l’impose. Ce rejet implicite de toute forme de négociations traduit un déni d’une véritable concertation, constataient les sept syndicats ouverts au dialogue social dès lors qu’il est synonyme d’échanges et non de passage en force. Le 8 mars, le secrétaire d’État chargé de la fonction publique leur annonçait qu’ils seraient reçus d’ici le 22 mars pour échanger sur les différents points qui motivent le préavis. Rendez-vous était pris le 13 mars dans l’après-midi. Mais M. Dussopt a posé un lapin aux organisations. Le rendez-vous a été reporté au 19 mars, soit quatre jours avant la grève. Un délai bien court pour négocier, d’autant que le ministère n’a montré jusque-là aucune volonté de le faire. Le 22 mars, ce sera donc la grève. 

 

La CFE-CGC appelle à la défense des missions publiques :

Alors que le gouvernement envisage diverses mesures (plans de départs volontaires, recours accru aux contractuels…), sept organisations syndicales de la fonction publique, dont la CFE-CGC, appellent à une mobilisation nationale le 22 mars pour défendre les missions publiques, l’emploi et le pouvoir d’achat.

Quelques mois après la grande journée d’action intersyndicale du 10 octobre 2017 qui avait vu plusieurs centaines de milliers d’agents des trois versants de la fonction publique (État, territoriale et hospitalière) descendre dans les rues, ces derniers sont de nouveau invités à battre massivement le pavé. A l’appel de sept organisations syndicales (CFE-CGC, FO, CGT, FSU, Solidaires, CFTC et FA-FP), une nouvelle journée d’action se tiendra le 22 mars. Près de 140 manifestations sont attendues aux quatre coins de l’Hexagone. 

  • Un gouvernement « qui reste sourd »

« En dépit de la forte mobilisation unitaire du 10 octobre, plus les semaines passent, plus il se confirme que le président de la République et le gouvernement demeurent sourds aux légitimes revendications portées par les agents à l’occasion de cette mobilisation », déplorent les organisations syndicales de fonctionnaires dans un communiqué unitaire. « Le gel de la valeur du point est maintenu, le jour de carence rétabli, l’injuste hausse de la CSG mal compensée, les coupes budgétaires et suppressions d’emplois confirmées. De nouveaux projets viennent encore noircir un tableau pourtant déjà bien sombre. » 

  • De nouvelles menaces contre le statut et contre tous les agents

A l’issue du récent comité interministériel de la transformation publique, le gouvernement a en effet annoncé plusieurs pistes de réforme (programme « Action publique 2022 ») dont le recours accru aux contractuels et à la rémunération au mérite, la simplification des instances représentatives et de possibles plans de départs volontaires.

« Tout laisse craindre que ce programme ne s’avère être qu’une opération visant à habiller de profondes remises en cause des missions publiques, ce que confirment les annonces inacceptables qui, si elles sont appliquées, constitueraient à la fois une menace grave contre le statut général et contre tous les agents », fustigent les organisations syndicales. Qui rappellent également combien de multiples services (dans les administrations de l’État, les hôpitaux publics et les collectivités territoriales) « fonctionnent dans des conditions dramatiques, sans les moyens nécessaires, qu’ils soient humains ou budgétaires »

  • « Impératif et urgent de changer de direction »

Pour les organisations syndicales, il est donc « impératif et urgent de changer de direction ». En portant les revendications suivantes : - Une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d’indice, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat ; - L’arrêt des suppressions d’emplois et les créations statutaires dans les nombreux services qui en ont besoin et non un plan destiné à accompagner de nouvelles et massives suppressions ; - Un nouveau plan de titularisation des contractuelles, de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement ; - Des dispositions exigeantes pour faire respecter l’égalité professionnelle ; - L’abrogation du jour de carence ; - La défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers.

Mobilisée (voir ici le tract) pour cette grande journée d’action visant à défendre le pouvoir d’achat, la reconnaissance des métiers et des compétences, l’emploi et les conditions de travail, la fédération CFE-CGC des services publics donne rendez-vous à Paris à 13 heures devant Bercy. Pour la province, la fédération invite les participants à contacter les unions départementales et régionales.  

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